Mardi 27 janvier 2009


Euh, déjà d’une, désolés pour le retard accumule. D’ailleurs et pour info l’article suivant porte sur des évènements ayant eu lieu grosso modo entre le 15 et le 23 Décembre dernier, pour resituer.

Apres notre séjour à Surfer’s Paradise, nous avons enchaine les dernières étapes menant a notre retour a Sydney :

1/  Byron Bay, superbe station balnéaire ou nous avons pu notamment déguster de nombreux fish &chips, admirer des couchers de soleils superbes et, surtout, notre premier lever de lune, sur la mer a l’horizon. Très impressionnant.  On apprendra sur place que le Cap Byron est l’endroit le plus a l’Est de l’Australie, ce qui est pour beaucoup dans la notoriété de la ville

Fun fact about B’Bay, il y a un club connu dans l’Australie entière : le « Cheeky Monkeys » ou la particularité est qu’en guise de piste de danse il n’y a que des tables et des bancs, ce qui peut s’avérer un peu dangereux lors de pas de danses un peu trop amples… si jamais vous avez l’occasion d’atteindre la dite piste de danse. Car le Cheeky Cheeky (nom pour les intimes) est un peu victime de son succès et est plus blindé que le circular quay de Sydney un soir de 31 decembre (on y reviendra…)

A noter toujours dans le répertoire « l’Australie c’est tout petit », on est encore retombé par hasard sur des compagnons d’infortune de notre période rois de la pastèque.

2/  Coffs harbour, où nous avons célébré le 26e anniversaire d’Edu, sur la plage. L’idée de base (bien osée) était de descendre chacun 26 bières pour l’occas. Nous fumes loin d’atteindre ce but, mais la journée n’en fut pas pour autant moins drôle. Nous  nous sommes en effet livrés pour l’occasion à une série d’épreuves sportives « olympiques » arrosées, toujours sur la plage, chacun vêtu de ses habits de noël (papa noël pour Charles, assistants papa noël pour Nic et Matt, Rudolph le renne pour Ed).

Aparté : Il faut rendre a César ce qui est a César, l’origine de ces épreuves, « Krolympiques », nous vient tout droit de la Petite Principauté de Lannion (Cote d’Armor), où Mamadou et le Petit Amb (sans oublier Jean-Pierre Krolympiques le célèbre inventeur) en ont fait une compétition mondialement renommée, a base de bières et de jeux de balle.

Bref, nous avons donc effectué du Kro Bowling, du Kro Pool, du Kro Foot, du Kro Jongle, du Kro-Lancer du poids, et un Kro 100metres. Chaque épreuve se terminant par une photo-souvenir-podium.

A noter, lors de l’épreuve-reine, le Kro-100m, une funeste alliance/conspiration/pacte de la honte conclu en secret entre Nic et Charles, consistant a prendre en tenaille et bousculer Edu des le départ du 100m, pour assurer a Charles la 2e place… Le boitage annoncé a donc eu lieu à la grande surprise d’Ed, et a plus ressemblé a une grosse double-charge de hockey sur glace qu’à une petite poussée… et a entrainé le déséquilibre et la chute d’Ed, ne pouvant alors pas finir l’épreuve et, surtout, se retournant le petit doigt de la main droite en tombant. Le même petit doigt qui avait déjà été retourné lors des pastèques. Entorse, donc, merci le cadeau les copains !

Cependant, malgré ce fâcheux incident, cette journée fut mémorable.

 3/ Seal Rocks. Seal Rocks fut la dernière étape de notre road trip. Cet endroit superbe, avec force plages et lacs « a la canadienne », nous a valu deux très bonnes surprises :

- D’abord, l’une des plages de Seal Rocks nous a offert des vagues monumentales, de très loin les plus grosses que nous ayons eues de tout notre séjour. Nous avons pu y pratiquer le bodysurf à loisir, et prendre les plus grandes et longues vagues de notre vie. Tout cela était particulièrement impressionnant – on s’est retrouvés plusieurs fois complètement plaqués au sol par la force de ces lames de 3 mètres.

- Ensuite, alors que nous jouions sur une plage de pêcheurs déserte, découverte complètement par hasard (enfin, suite a des erreurs de pilotage et copilotage, en fait), Charles, qui était parti récupérer notre frisbee au bord de l’eau, nous dit « venez voir les gars » (enfin, il a certainement utilisé des termes plus superlatifs et moins polis, et les a certainement hurlés)

Venez voir quoi ? Eh bien, on le rejoint, et on voit UN AILERON ET UNE QUEUE DE REQUIN, ici, littéralement a DEUX METRES du bord !!!!!!

On se demande d’abord si l’on n’a pas rêvé, puis, dans le creux d’une vague on voit alors très clairement l’animal, un petit requin (a la louche, 2m-2m50), qui se baladait tranquillement à, donc, deux mètres du bord, certainement la pour récupérer les poissons laissés a l’eau par les pécheurs.

Quoi qu’il en soit, donc, énorme surprise pour nous et incroyable chance de voir, et de si près, un requin en liberté. Et, aussi, soulagement de se dire qu’on a bien fait de pas se mettre a l’eau direct, même si le requin en question était certainement trop petit pour s’avérer réellement dangereux pour nous.

Un animal de plus de coche sur la liste donc, et non des moindres. Nico fut particulièrement heureux, même s’il aurait, selon ses dires,  « préféré voir une attaque ». Il est à noter a ce propos, qu’une attaque mortelle (la première en Australie depuis très longtemps) a eu lieu la veille de notre découverte. Bien rassurant. Charles a juré qu’il ne se baignerait plus de l’année…

 4/ Le retour a Sydney

Après Seal Rocks, nous nous sommes donc dirigés vers Sydney. Non sans faire une pause dans un centre commercial pour faire chacun dans notre coin, et en secret, nos courses de noël.

Apres les courses, donc, retour a Sydney, et alors que nous touchions au but, un bruit sourd d’explosion retentit en dessous de nous, au niveau du moteur, alors que nous étions au niveau du pont de Sydney et plus qu’a une dizaine de kms de notre objectif : Coogee, là ou nous étions au tout début de notre aventure, en septembre dernier.

Nous continuons a rouler sur une poignée de kms, espérant arriver dans un endroit plus calme pour nous garer et, si possible, trouver un garage. Mais, hélas, le moteur finit par complètement lâcher, et nous tombons en rade en plein milieu d’un tunnel. La grosse tuile donc, et qui plus est un peu flippant, de nous retrouver en warnings, en plein milieu d’un tunnel ou les voitures roulent a 80 a l’heure… On quitte donc le van, on traverse la route et se refugie sur le rebord du tunnel et on utilise le téléphone d’appel d’urgence, suite a quoi une équipe de dépanneurs vient remorquer notre van et le garer dans un endroit sûr.

Le lendemain (un 24 décembre qui commence au plus mal), nous remorquons encore Tara jusqu’à un garage cette fois où, passons les détails, on nous explique que le moteur est complètement mort, et que ca couterait plus cher de le remplacer que de racheter un van d’occas. Bref, c’est la fin de Tara notre cher van, et on n’est pas au mieux. Le gros bad. D’après les garagistes il reste peut être  juste assez a Tara dans le coffre pour nous permettre un dernier trajet, sorte de marche funèbre, jusqu'à Coogee. Nous effectuons donc, pas rassurés, et tristes, ce dernier trajet, dans un Tarango puant la fumée. Puis nous garons Tara sur ce qui sera sa dernière place de parking, et essayons de nous ressaisir, pour passer malgré tout un joyeux noël.

Les titres auxquels vous avez échappés :

Byron “Kelleher” Bay

Byron-ald MacDonald

Cap Byron-aldinho

Byron-man (le super heros ou le triathlon, y en a pour tous les gouts)

Coffs Harbour la reine (célèbre bourgade du 92)

Coffs Harbour la gueule a ton voisin

Coffs Harbour demi-sel (dédicace aux nombreux normands et bretons qui nous lisent)

Shark Attack

Jaws Interdits

Seal Rock mais sans Heidi Klum Rock

Tarago in peace

RIP Tarago (Pouvoir assassin, vérité pour Tara –et pour julien aussi)

Par Charles, Ed, Nic & Matt - Publié dans : Road Trip
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Vendredi 2 janvier 2009

Nous voilà donc sur la route de Brisbane, capitale du Queensland. D'après le Lonely et surtout d'après Edu notre ethnologue en chef, il faut absolument s'arrêter au Zoo de Steve Irwin : l'Australia Zoo.

Petit rappel pour les incultes, Steve n'est autre que le plus célèbre chasseur de crocos d'Australie (il a capturé son 1er croco à l'âge de 7 ans, pas humour). Connu pour ses émissions animalières, il est mort tragiquement l'an dernier, piqué par une raie (« il a fait bip bip, on a fait meuh... »). Bref, le fameux Steve a ouvert un super zoo avec tout ce qui se fait de mieux en terme d'animaux : éléphants, tigres, dragon de komodo, crocos et surtout notre préféré, l'échidné!!!


Au début de la journée, on assiste à un spectacle avec des animaux semi-domestiqués. Lorsque les animateurs du show demandent des volontaires pour que des oiseaux viennent se poser sur leurs bras, Edu n'écoute que son courage, se propose (à grand renforts des fameux cris US dont il a le secret), et se fait sélectionner. Manque de chatte, mais délicieuse surprise pour les copaings, c'est une énorme supercherie et Edu s'humilie devant une foule hilare! Il faut quand même qu'on vous décrive un peu la scène, des humiliations comme ça n'arrivent pas tous les jours. Les volontaires (Edu et 3 autres bonnes poires donc) devaient se tenir debouts les bras écartés en croix (pour faire office de perchoir) et imiter très bruyamment le cri de l'oiseau, ce qui devait, en théorie, diriger directement ces charmants animaux volants sur eux... Faut vraiment qu'on trouve le moyen de vous transmettre la vidéo qui devrait très rapidement entrer au panthéon de Youtube (de notre côté on ne s'en lassera probablement jamais)! Davantage énervé de ne pas avoir pu servir de perchoir à de superbes zoziaux, que vexé, Ed a néanmoins, en plus d'une célébrité en devenir, gagné un superbe mini-poster-photo de la femme de Steve Irwinn nourrissant un croco pour sa prestation tonitruante. Jackpot!


2ème moment magique de la journée d'Edu : en ouvrant la pochette de son appareil photo pour prendre en photo un casoar, notre normand (momentanément atteint de la maladie de la maladresse de Nico) fait tomber sa batterie dans la cage de « l'oiseau » le plus dangereux au monde. On est obligé de faire appel au personnel du zoo pour la récupérer à l'aide d'une pince géante avant, heureusement, que le casoar ne la prenne pour nourriture. Belle callanche...


C'est sous des trombes d'eau (ça arrive parfois... rarement mais quand ça tombe ça rigole pas) que l'on reprend la route pour Brisbane. La pluie nous calme un peu et on décide de forcer Nico à regarder Star Wars. Et ouais car à 26 ans, Nico présentait la particularité de n'avoir toujours pas vu ce film... lacune réparée, donc.


Le lendemain on visite la ville, ou, comme on dit ici, on part en repérage pour trouver les endroits où sortir le soir. On portera notre choix sur une boite élue meilleure boite d'Australie lors des 4 dernières années. Verdict : on a connu bien mieux... Parce que là, faut vraiment aimer la musique « boum boum boum boum» (i want you in my room -again-), et payer ses cocktails une fortune.


Comme le temps passe vite, on décide de reprendre rapidement notre descente vers Sydney en direction de la prochaine étape : Surfer's Paradise.


Station balnéaire dotée d'une immense plage bordée par des gros buildings, ce n'est sûrement pas la plus belle ville d'Australie mais c'est le temple de la fête. Et en terme de fête, les australiens sont solides!

A la base, on avait prévu d'y passer seulement quelques jours avant d'aller à Byron Bay. Mais les prévisions en Australie, c'est comme Météo France, faut pas s'y fier... En effet, alors qu'on se baladait trankilou dans la ville, enfin dans le Mall (=shopping center), notre semaine a basculé lorsqu'on rencontra le meilleur vendeur du pays : une véritable leçon de marketing (et pourtant Edu s'y connait)! Donc un mec, derrière son comptoir, nous accoste pour nous vendre un « Club Crawl », sorte de marathon des bars de Surfer's. Tous les soirs, le groupe (composé à 95% de schoolies) enchaîne 5 bars, avec entrée gratuite et un verre offert dans chaque bar. Et comme on lui est sympathique, il décide de nous faire une petite promotion sur toute la semaine (enfin c'est le prix normal et il nous a juste sorti les basiques de ses cours de vente, classique). Seul problème, le rendez-vous est à 17H tous les jours... Du coup, notre séjour se transforme en une semaine de fêtes aux horaires australiens, entrecoupées de longues après-midi plage. De plus, on trouve une technique imparable pour avoir 3 verres au lieu d'un dans chaque club : on se met dans le début de la queue de chaque bar et à peine entré on ressort en prenant soin d'effacer notre tampon du bar pour pouvoir récupérer un autre verre gratuit, il suffit ensuite de répéter la manœuvre en pensant à changer de videur à chaque fois. Bref, on reste français et on rentabilise notre investissement...


Seul bémol de notre séjour à Surfer's, Alain Bernard (sosie foireux qui nous a bien fait marrer au début) reconverti en videur du « Bedroom » décide que la carte d'identité de Charles est fausse puisqu'il ne fait pas 25 ans. Du coup, à chaque fois qu'on va dans ce bar, Charles se retrouve refoulé à l'entrée, et ceci généralement en compagnie du pauvre copain qui a essayé de raisonner Alain Bernard et qui se retrouve associé à la « tentative de fraude » de Charles... Tout çà alors que les schoolies de 18 ans (et moins) entrent eux sans problèmes... la honte...


Autre point à souligner : Surfer's est bien le paradis des surfers. La plage, même si ce n'est pas la plus belle d'Australie, est énorme. Et contrairement aux plages du nord de la côte, on peut s'y baigner! En effet, point de méduses mortelles ici. Enfin!!!

Les vagues font ici de beaux rouleaux dans lesquels nous pouvons nous initier au « body surf » qui consiste à prendre, ou essayer de prendre, les plus grosses vagues, puis se laisser « glisser » sur le ventre. Sensations sympas lorsqu'on réussit à bien prendre la vague.

Nico en a d'ailleurs profité pour se payer sa première leçon de surf et il a vraiment bien apprécié. 2 heures de cours pour maîtriser les bases puis une heure de location, seul. Malgré la difficulté, il n'a pas baissé les bras et espère s'y remettre rapidement. Matt, qui l'a déjà fait lors de son premier séjour en Australie, passe son tour. Tandis que Charles et Ed, barbouillés par leur soirée de la veille, remettent leur première leçon à plus tard. Affaire à suivre mais y a intérêt à ce que les 3 autres champions suivent le pas!

 


Après cette (rude) semaine d'immersion dans la folie festive australienne, il est temps de reprendre le fil de notre programme et de mettre le cap sur Byron Bay!


Les titres auxquels vous avez échappé

Australia Zoolander

Libon Brisbanania

alain-bernard-is-a-jerk.com (enfin son sosie)

Surfer's Parad-eyes of the tiger

Par Charles, Ed, Nic & Matt - Publié dans : Road Trip
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Dimanche 21 décembre 2008

Fraser Island est la plus grande ile de sable du monde. Imaginez vous une ile donc, de 125km de long et 15 de large entièrement composée de sable sur laquelle une végétation arrive on ne sait comment à pousser. Au milieu de cette ile, de nombreux lacs d'eau douce et des pistes de sable qui nous permettent d'accéder à la plage sur laquelle on peut rouler comme dans une étape du lac rose du Paris-Dakar.

Mais avant d'en arriver là, il faut organiser un peu le voyage. Tous les organismes de voyage proposent une excursion avec un guide et au sein d'un groupe de 9 à 11 dans un gros 4x4 bus. Mais là encore, la chatte des mecs nous permet de tomber sur un site qui propose aux gens de louer leur propre véhicule pour être entièrement libre sur l'île et surtout avoir une chance de conduire sur le sable (Apparté: on a peur que Matt nous fasse une overdose de chance, tellement il était peu habitué à ce genre de choses à Paris...). Une fois la location bouclée, on décide, sur les conseils (pas) toujours avisés du Lonely Planet, de nous rendre au Koala Backpacker, sensé être l'Endroit animé d'Harvey Bay. Quelle ne fut pas notre surprise de nous retrouver quasiment seuls (avec le barman quand même) à déguster la bière de l'apéritif. Mais qu'à cela ne tienne, nous avons de la ressource et de toutes façons on avait décidé de se faire un petit ciné histoire d'être dans les meilleures dispositions possibles pour notre périple. On porte notre choix sur le dernier James Bond ; Quantum of Solace et on se retrouve seuls (encore une fois, c'est à se demander ce que font les gens dans cette ville.. .mais y-a-t-il seulement des gens?) dans une salle, ce qui nous permettra de pouvoir commenter et s'expliquer les différentes scènes du film (incroyablement, un James Bond c'est pas si facile à suivre sans les sous-titres... d'ailleurs on est pas contre un rapide résumé please).

Lendemain matin, départ très matinal avec notre 4x4 vers le ferry qui nous emmène sur Fraser. Matt prend le premier relai au volant d'un bolide à faire pâlir de jalousie Michel (et on ne parle pas de Michel Vaillant ici, on parle du colloc' du 4 rue Roger...). Petit transit d'une demie-heure en ferry et arrivée sur l'île où on entre directement dans le vif du sujet : sur les routes intérieures, pas question de dépasser les 30 km/h sous peine de fin prématurée du séjour (en même temps on a eu beau essayé, on n'a pas réussi à dépasser les 30 km/h...). Des distances courtes donc, mais des temps de spéciales importants! L'agence de location nous a donné une sorte de programme à suivre avec les endroits à ne pas manquer : le premier de la liste : le lac Birabeen qui restera peut être le meilleur. Assez peu fréquenté, contrairement à son illustre cousin, le lac MacKenzie, magnifique, il nous offre de multiples possibilités de jeux. On y restera 3 bonnes heures, le temps de prendre pas mal de retard sur le programme. A ce propos, il faut qu'on vous explique une chose : l'une des principales attractions de Fraser Island est de conduire (pas d'autre choix que le 4X4) sur une plage immense. Seulement, cela n'est possible qu'en fonction de la marée. Il y a donc des plages (eh eh) horaires strictement interdites (2 heures avant et après la marée haute) et si vous vous loupez, vous pouvez vous retrouver quelque peu coincés pour quelques heures (enfin on vous rassure tout de suite, se retrouver « coincé » sur Fraser Island, ça n'est pas exactement ce qu'on peut appeler une punition...).

On arrive donc dans les délais (malgré cet arrêt aux stands prolongé) sur la plage pour un moment de pur plaisir. Même pour les gens qui n'aiment pas conduire (hum-hum, Atch-CHARLES-choum), la sensation de liberté sur cette immense plage est absolument grisante. On roule à près de 90 km/h, on passe des petites ravines, on évite les avions qui atterrissent sur la plage (pas humour), on croise des dingos en liberté... un vrai parc d'attraction grandeur nature! La première journée sera aussi marquée par une marche sur des dunes de sable (rappelant un peu la dune du Pilat) avec défis débile à la clé : le 1er en haut de la dune ne gagne rien ! Wouhou! En effet, le premier en haut de la dune ne gagne rien si ce n'est une mini-paralysie des membres inférieurs pour cause trop-plein d'acide lactique ! Mais la journée touche déjà à sa fin. En effet, la marée haute arrivant, il faut trouver un coin camping assez tôt. Camping sauvage sur la plage (enfin un peu en retrait pour éviter de se faire rouler dessus par un 4X4 un peu égaré, car c'est déjà arrivé à certains comme nous l'a rappelé lors de notre briefing une sorte de Benny Hill en chemise à fleur -visiblement sur son 31 pour l'occasion- au milieu de beaucoup d'autres conseils utiles comme comment se comporter face à un dingo, on vous fera la démo un jour). Noodles et parties de belote au menu avant de se coucher.

Le lendemain matin, nous avions décidé de nous lever aux aurores, 5 heures du mat (pas humour), afin de nous rendre à Indian Hill (une colline en forme de tête d'Indien à ce qu'il paraît) du haut de laquelle vous pouvez apercevoir la vie aquatique en plein effervescence : tortues de mer, raies mantas, dauphins... seuls les requins manquent encore et toujours à l'appel et on n'est pas content! Les requins et l'Australie, serait-ce une histoire pour effrayer les enfants (et Charles) ?! Bref, après plus de deux heures d'observation (ok, le banc de 20 dauphins qui passent au large était magique...), nous nous rendons à l'étape suivante : la Champagne Pool, piscine naturelle creusée dans les rochers par la houle, quasiment seul endroit safe de baignade (exception faite des lacs bien évidemment) sur la côte est de l'île. Déjà 4 heures qu'on est levé et il est à peine 9 heures du mat', on est loin de notre rythme JO de Pékin (pour tous ceux qui ont eu la chance de suivre la natation en direct... remember) ! C'est donc une longue journée qui s'est offerte à nous : conduite sur la plage (avec enlisement et tête à queue), arrêts baignades, foot, freesbee, rivière enchantée (petit cours d'eau où on se laisse « promener » par le courant, vraiment drôle mais pas assez rapide;)), tout y passera avant une deuxième nuit camping sur la plage.

Dimanche matin, 3ème et dernier jour (déjà!) sur Fraser Island. Réveil forcé pour cause d'invasion de taons (vous savez, les grosses mouches qui piquent, là) dans les tentes. Le dernier ferry quittera l'île à 16h, ce qui nous laisse quand même de longues heures devant nous pour profiter un maximum de cet endroit magique et suivre les derniers conseils de notre programme. La journée commence par un footing sur la plage (top 1 des spots footing à ce jour). Ensuite, elle sera consacrée à la découverte de l'intérieur de l'île ce qui donnera lieu à des passages 4X4 incroyabes. Inexplicablement, nous finirons par ramener le 4X4 (et nous mêmes) en parfait état jusqu'au ferry, puis à l'agence Aussie Trax.

Trois jours inoubliables donc, l'enchainement Withsundays-Fraser Island, tel une roulette-passement de jambe de Zizou en quart de finale de la coupe du monde 2006 contre le Brésil, est un grand moment.

Le passage îles terminé, nous sommes prêts pour les festivités de la Gold Coast : direction Brisbane puis Surfers Paradise, où l'été s'annonce chaud sous les maillots...

Les titres auxquels vous avez échappés
2 roues motristou, 4 roues motrippant
Football Champagne Pool
Il ne faut pas paraFraser l'auteur (conseil pour lycéen en galère en cours de philo)
Indian Tonic Hill
Dingodwin Okpara 
Pour moi ce sera un whitsunday fraser svp (double coup d'humour, pour ceux qui suivent)
Brendan Fraser, ou comment se faire injustement refuser un oscar triplement mérité pour ses performances dans La Momie, La Momie 2, et La Momie 3 (Le Retour du Roi Scorpion). Un scandale.

* Flagpole Sitta par Harvey Danger, chanson culte de par chez nous : http://www.suchablog.com/index.php?2007/05/21/2388-delire-sur-flagpole-sitta-de-harvey-danger

Par Charles, Ed, Nic & Matt - Publié dans : Road Trip
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Samedi 20 décembre 2008

Nous reprenons donc Tarango (notre van, vous vous rappelez?!) pour une virée en direction d'Airlie Beach. Road trip de 2 jours avec escale à Townsville où on a retrouvé avec (peu de) plaisir notre camping gratuit made in Station BP! Seule anecdote rigolote, non, hilarante en fait : Charles réveillé en pleine nuit par un arrosoir automatique situé un peu trop près de la tente... trempé, il a pété un câble mais gardé sa bonne humeur en essayant de régler le problème, pendant que son collègue de tente Edu continua à pioncer sans se rendre compte de rien! Beau fou rire à 3h du mat' pour les deux autres champions, en sécurité dans le van...


Nous arrivons à Airlie Beach au lendemain de cette nuit mouvementée et découvrons une petite ville festive envahie par les « schoolies » (soit des jeunes de 18 ans qui fêtent la fin de leur années lycée à la manière des spring breaks de leurs ainés américains). Bien drôles tous ces teenagers déchainés...

Après avoir trouvé notre camping (toujours la première étape obligatoire), nous nous rendons dans une petite agence pour booker notre croisière aux Whitsundays Islands. Après étude des diverses offres et possibilités (2 étant donné qu'on s'y prend -habitude très française- vraiment à la dernière minute alors que la plupart des croisières sont réservées au moins une semaine à l'avance), notre choix se porte sur une croisière de 2 jours/1nuit à bord du Hammer (grand monocoque de 25m, parfait pour faire un peu de voile à vive allure... Nico est aux anges). La croisière du week-end du 22/23 novembre peut alors commencer.

1er jour: départ du port à 9h du mat'. Brief du Capitaine Mickey et présentation du crew, Toni et Zach, tous 3 vraiment excellents. Nous sommes en tout 20 matelots, de nationalités très variées (on a ainsi pu parler anglais plus que d'habitude) et avons pour consigne de filer un coup de main à l'équipage dès que le cœur nous en dit : ça a barré le voilier, hissé la grande voile, souqué les écoutilles, winché et bordé le phoque côté français. On est peut être nul à la Coupe de l'America (les australiens n'ont pas manqué de nous le rappeler) mais on a du cœur :p

L'archipel des Withsundays Islands n'est pas très loin de la côte (même pas 2 heures de navigation pour un Desjoyeaux sur son Foncia, « Foncia Foncia Foncia Foncia, Lalalala Lalalala » - big up à toi si tu nous lis Michel-).

Par chance (ou pas, c'est selon votre cœur et votre estomac), il y avait du vent et la mer était agitée, ce qui a rendu le trajet... intéressant! On part donc pour une journée de voile avec pour destination une petite plage perdue au milieu de nulle part. Une fois arrivés au mouillage, nous avons pu montrer à tous nos talents de sportifs puisque tels des Alain Bernard on a décidé de ne pas utiliser le zodiac mis à disposition pour aller sur la plage, mais plutôt de nager habillés de nos costumes des 4 fantastiques (stingers-suits, combinaison de survie anti-méduses obligatoires cette fois-ci)... Sur le coup ça nous a semblé une bonne idée, mais on a été ridiculisé par 2 australiennes qui nous ont littéralement déposés, et on est arrivé complètement morts sur la plage... Une fois notre souffle récupéré, c'est une super après-midi de sport, sous un cagnard difficilement immaginab', avec beach soccer (victoire sans appel 8-4 de la paire Matt-Ed face à un duo Brésilo-danois... French crew represents'!) et freesbee où Nico et Charles font preuve d'une dextérité qu'ils n'imaginaient pas eux-mêmes...

Après l'effort, le réconfort comme dirait Jean-Pierre Kinder (célèbre inventeur), et on décide de démarrer l'apéro (on avait amené un carton de bières sur notre coque de noix, pas fous), diner sur le pont et poursuite du-dit apéro pour une soirée mémorable compte-tenu de l'endroit. Dodo sur le pont à la belle étoile puis, la nuit se rafraichissant, dans les couchettes mises à disposition. Pour info, la marrée est par ici très faible, pas besoin de s'échouer et donc de dormir sur les béquilles (blague de spécialiste de voile, bon courage d'ailleurs, seul Nico la comprend parmi nous).

2e jour : lever (difficile) à 6h, sunrise observé du coin de l'oeil et petit déjeuner sur le pont. Nous levons l'ancre et repartons pour deux spots magiques : la fameuse Whitehaven beach (à checker absolument sur google images! On en profite d'ailleurs pour vous dire qu'on a quelques soucis avec le téléchargement de nos photos alors il faudra avoir un peu voire beaucoup de patience). Pour faire court, c'est une plage paradisiaque, avec le sable le plus pur du monde (sable tellement pur que c'est à quouasi 100% du Quartz, et qui ferait passer le sable de n'importe quelle plage française pour du gravier) et une forme qui évolue en fonction des marrées. Un souvenir incroyable (note à ceux qui prévoient de venir nous voir, c'est un must!)...

Retour sur le bateau pour un peu de voile. On file sur l'eau porté par un vent relativement important, le Hammer se penchant de 45°, on retrouvera nos affaires éparpillées à l'intérieur du bateau... Nouvelle pause pour un peu de snorkeling autour d'une des iles avant de se préparer à rentrer au port tranquillement. Enfin pas si tranquillement que ça puisque sur le trajet un autre voilier nous tire la bourre... On se retrouve embarqué dans une mini régate de laquelle nous sortirons perdants, mais on persiste à croire que l'autre voilier a triché en mettant son moteur. Et de toutes façons notre bateau était plus beau et pi c'est tout ! ;)

Nous sommes donc de retour sur le plancher des vaches (transition jamais facile quant on est des vieux loups de mers comme nous), au milieu du spring break pour lycéens qui continue à battre son plein. Mais déjà la prochaine étape nous fait de l'oeil : Harvey Bay, point de départ obligé pour se rendre à Fraser Island.

Les titres auxquels vous avez échappés
Un Withsundays caramel s'il vous plaît!
Withsundays bloody sunday
Withsundays night fever
Joseph Withsundaysiré Job (désolé)
The Withsunday after tomorrow
Minister Hammer
Hammer Simpson
Hammer noire (cf. Questions pour un champion...)
MC Hammer
Mattias S(h)ammer, ballon d'or 96
Airlie les bleus!
Airlieberté
Airliecoptère

Par Charles, Ed, Nic & Matt - Publié dans : Road Trip
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Mardi 9 décembre 2008
Après nos tribulations au Cape du même nom, nous voilà de retour à Cairns pour l'attraction phare de l'Australie : la découverte de la grande barrière de corail. Cairns est littéralement une salle d'attente pour touristes en partance pour les récifs coralliens les plus étendus du monde, véritable temple de la plongée sous marine et du snorkelling (to snorkle, snorkled, snorkled = masque et tuba).


Mais avant ça, une petite découverte de la ville s'impose. Notre premier passage n'avais été, en effet, que furtif (quelques matchs de foot internationaux, boulot pastèque tombé du ciel). Et le moins qu'on puisse dire est que Cairns est une ville où on ne s'ennuie pas. Nos premiers pas nous mènent au lagon artificiel, sorte d'immense piscine d'eau douce à deux pas de la mer (inaccessible pour cause de dangers mortels en tout genre) surveillée par les désormais célèbres « life guards» et leur magnifique uniforme rouge et jaune (le bonnet vaut particulièrement le détour). Bon c'est sympa mais on ne voit pas bien ce qui peut arriver dans une grande piscine dont la profondeur ne dépasse pas 1m50... du coup ils sont juste là pour nous empêcher de faire tous les jeux (et y en a eu un paquet) qui ont germé dans nos esprits. Cela a donné lieu à beaucoup de rigolades et à un nombre record de remontrances en un minimum de temps!

2ème étape : trouver un bar pour la soirée (faut dire qu'on revenait à peine de quelques jours au milieu de nulle part et que le souvenir des pastèques était encore bien présent) ce qui, il faut bien l'avouer, n'a rien de compliqué dans cette ville. 2 grandes rues piétonnes plus cinq principaux bars dans lesquels se pressent tous les backpackers de passage définissent le centre ville. On a ainsi pu passer trois bonnes soirées bien qu'une aie faillie être ruinée par un malencontreux oubli de Matt : pour cet endroit en particulier il fallait en effet mettre des chaussures ! Vous vous rendez compte, des chaussures ? Depuis le ramassage de pastèques, pas l'un d'entre nous ne se rappelait à quoi ça ressemblait. Bref, habillé de tongs (havaianas quand même) par la force de l'habitude, on se fait recaller (grande première) à l'entrée de la boîte pour cause de dress code limite... terrible. Heureusement, la majorité des bars acceptent les tongs sans problèmes donc ça n'a pas ruiné le reste de notre soirée. Ça a, en revanche, donné lieu à un réveil difficile le lendemain matin pour aller participer à un tournoi de foot sous une chaleur tout simplement inhumaine.

Tous les dimanches, à partir de 12h30 (soit la pire heure imaginable), un tournoi de foot est organisé entre les différents hôtels de la ville : 6 équipes de cinq joueurs étaient donc engagées mais on ne sait toujours pas combien d'entre-elles ont fini le tournoi sur leurs jambes. Car en plus de la chaleur, les règles n'étaient pas inexistantes mais presque, soit une sorte de « street football » où tous les coups sont permis, et notamment les charges à l'épaule made in NHL. Bref, autant dire que ce dernier point ne nous a pas franchement avantagé. Pourtant, les représentants du PSG (nous 4 avec nos maillots plus 2 autres joueurs -un hollandais et un anglais un peu limités-) démarrent sur les chapeaux de roue avec trois victoires consécutives (4-2, 5-3 et 5-3 après avoir été mené 0-3 à la mi-temps -durant laquelle Matt était dans les buts et Nico sur le banc-). Mais il est bientôt 15h, le soleil tape de façon hallucinante et notre ami hollandais abdique nous laissant à cinq sans même un remplaçant lorsque l'on doit enchainer deux matchs d'affilée. Le match se transforme en déroute (défaite 1-4) nous ôtant nos espoirs de remporter le golo (=le gros lot) : 100 dollars de conso gratuite dans un bar. Le dernier match contre les vainqueurs du tournoi n'est qu'un simple match pour l'honneur (et la survie) que l'on perdra finalement 3-4. Heureusement tout n'était pas perdu car, cerise sur le gâteau de cette belle après midi foot, un tournoi de jonglage était organisé en clôture. Chaque équipe devait envoyer un représentant qui avait deux minutes pour faire la meilleure impression possible à un jury impartial de connaisseurs... Au bout de deux minutes de haute voltige et un public acquis à sa cause (ça s'est sans doute joué à l'applaudimètre), Matt remporte ce petit contest et offre 50 dollars de bières à son équipe (l'inscription ayant couté 40 dollars, on ressort grandement gagnant de cet après-midi!)


Après ce week-end festif et sportif, nous avions rendez-vous à 7h30 au port le lundi matin pour nous rendre sur la grande barrière de corail à bord du Passions of Paradise. Ce gros catamaran transporte une trentaine de passagers (certains bateaux en emportent jusqu'à 250!) ce qui rend la croisière bien plus conviviale. Fun fact : nos quatre énergumènes furent les seuls à ne pas louer la combinaison anti-méduses (non mais quel attrape touriste!) suivant l'exemple des moniteurs qui se baignaient sans (vous voyez chères mamans qu'on ne fait pas non plus n'importe quoi). Journée magique avec snorkelling et initiation à la plongée sous-marine pour Ed et Matt qui nous a donné l'occasion d'observer nombre de poissons multicolores hallucinants (notamment de gros poissons perroquets et des petits Nemo), des coraux psychédéliques, des bénitiers géants, et même des petits requins (mais pas des grands blancs, (mal) heureusement). Après un premier spot de plongée, le bateau nous a déposé sur un superbe îlot de sable (Michaelmas Cay), réserve naturelle protégée servant à la reproduction de milliers d'oiseaux, et donc terre des premiers cris de dizaine de milliers de pioupious et poussinhos en tout genre. L'ethnologue de la troupe (tiens on parle de qui?!), ravi, a pu s'en donner à cœur joie! On dénombre à ce jour 187 photos d'oiseaux en tout genre...

L'excursion ne durant qu'une journée, le catamaran a entamé son retour dès 16h pour un amarrage à Cairns vers 17h30. Nous avons plutôt bien occupé cette heure et demie ce qui nous a valu un magnifique cadeau dont Charles se remet à peine : une VB* gratuite !


Quatre jours bien remplis donc, mais il est déjà l'heure de reprendre notre route vers le sud. Prochaine étape : Airlie Beach et les Withsundays Island.



Les titres auxquels vous avez échappés

Cairns contre cairns

La grande barette de corail

Corail de coke

Règlements de comptes à Ok Corails

Jürgen Cairnsmann

Cairns-cela ne tienne, j'irai plonger ! (désolé)

*Victoria Bitter, bière de (faible) caractère. Rien à voir avec une Faxe.

Par Charles, Ed, Nic & Matt - Publié dans : Road Trip
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