Dimanche 21 décembre 2008
Fraser Island est la plus grande ile de sable du monde. Imaginez vous une ile donc, de 125km de long et 15 de large entièrement composée de sable sur laquelle une végétation arrive on ne sait
comment à pousser. Au milieu de cette ile, de nombreux lacs d'eau douce et des pistes de sable qui nous permettent d'accéder à la plage sur laquelle on peut rouler comme dans une étape du lac
rose du Paris-Dakar.
Mais avant d'en arriver là, il faut organiser un peu le voyage. Tous les organismes de voyage proposent une excursion avec un guide et au sein d'un groupe de 9 à 11 dans un gros 4x4 bus. Mais là
encore, la chatte des mecs nous permet de tomber sur un site qui propose aux gens de louer leur propre véhicule pour être entièrement libre sur l'île et surtout avoir une chance de conduire sur
le sable (Apparté: on a peur que Matt nous fasse une overdose de chance, tellement il était peu habitué à ce genre de choses à Paris...). Une fois la location bouclée, on décide, sur les conseils
(pas) toujours avisés du Lonely Planet, de nous rendre au Koala Backpacker, sensé être l'Endroit animé d'Harvey Bay. Quelle ne fut pas notre surprise de nous retrouver quasiment seuls (avec le
barman quand même) à déguster la bière de l'apéritif. Mais qu'à cela ne tienne, nous avons de la ressource et de toutes façons on avait décidé de se faire un petit ciné histoire d'être dans les
meilleures dispositions possibles pour notre périple. On porte notre choix sur le dernier James Bond ; Quantum of Solace et on se retrouve seuls (encore une fois, c'est à se demander ce que font
les gens dans cette ville.. .mais y-a-t-il seulement des gens?) dans une salle, ce qui nous permettra de pouvoir commenter et s'expliquer les différentes scènes du film (incroyablement, un James
Bond c'est pas si facile à suivre sans les sous-titres... d'ailleurs on est pas contre un rapide résumé please).
Lendemain matin, départ très matinal avec notre 4x4 vers le ferry qui nous emmène sur Fraser. Matt prend le premier relai au volant d'un bolide à faire pâlir de jalousie Michel (et on ne parle
pas de Michel Vaillant ici, on parle du colloc' du 4 rue Roger...). Petit transit d'une demie-heure en ferry et arrivée sur l'île où on entre directement dans le vif du sujet : sur les routes
intérieures, pas question de dépasser les 30 km/h sous peine de fin prématurée du séjour (en même temps on a eu beau essayé, on n'a pas réussi à dépasser les 30 km/h...). Des distances courtes
donc, mais des temps de spéciales importants! L'agence de location nous a donné une sorte de programme à suivre avec les endroits à ne pas manquer : le premier de la liste : le lac Birabeen qui
restera peut être le meilleur. Assez peu fréquenté, contrairement à son illustre cousin, le lac MacKenzie, magnifique, il nous offre de multiples possibilités de jeux. On y restera 3 bonnes
heures, le temps de prendre pas mal de retard sur le programme. A ce propos, il faut qu'on vous explique une chose : l'une des principales attractions de Fraser Island est de conduire (pas
d'autre choix que le 4X4) sur une plage immense. Seulement, cela n'est possible qu'en fonction de la marée. Il y a donc des plages (eh eh) horaires strictement interdites (2 heures avant et après
la marée haute) et si vous vous loupez, vous pouvez vous retrouver quelque peu coincés pour quelques heures (enfin on vous rassure tout de suite, se retrouver « coincé » sur Fraser
Island, ça n'est pas exactement ce qu'on peut appeler une punition...).
On arrive donc dans les délais (malgré cet arrêt aux stands prolongé) sur la plage pour un moment de pur plaisir. Même pour les gens qui n'aiment pas conduire (hum-hum, Atch-CHARLES-choum), la
sensation de liberté sur cette immense plage est absolument grisante. On roule à près de 90 km/h, on passe des petites ravines, on évite les avions qui atterrissent sur la plage (pas humour), on
croise des dingos en liberté... un vrai parc d'attraction grandeur nature! La première journée sera aussi marquée par une marche sur des dunes de sable (rappelant un peu la dune du Pilat) avec
défis débile à la clé : le 1er en haut de la dune ne gagne rien ! Wouhou! En effet, le premier en haut de la dune ne gagne rien si ce n'est une mini-paralysie des membres inférieurs pour cause
trop-plein d'acide lactique ! Mais la journée touche déjà à sa fin. En effet, la marée haute arrivant, il faut trouver un coin camping assez tôt. Camping sauvage sur la plage (enfin un peu en
retrait pour éviter de se faire rouler dessus par un 4X4 un peu égaré, car c'est déjà arrivé à certains comme nous l'a rappelé lors de notre briefing une sorte de Benny Hill en chemise à fleur
-visiblement sur son 31 pour l'occasion- au milieu de beaucoup d'autres conseils utiles comme comment se comporter face à un dingo, on vous fera la démo un jour). Noodles et parties de belote au
menu avant de se coucher.
Le lendemain matin, nous avions décidé de nous lever aux aurores, 5 heures du mat (pas humour), afin de nous rendre à Indian Hill (une colline en forme de tête d'Indien à ce qu'il paraît) du haut
de laquelle vous pouvez apercevoir la vie aquatique en plein effervescence : tortues de mer, raies mantas, dauphins... seuls les requins manquent encore et toujours à l'appel et on n'est pas
content! Les requins et l'Australie, serait-ce une histoire pour effrayer les enfants (et Charles) ?! Bref, après plus de deux heures d'observation (ok, le banc de 20 dauphins qui passent au
large était magique...), nous nous rendons à l'étape suivante : la Champagne Pool, piscine naturelle creusée dans les rochers par la houle, quasiment seul endroit safe de baignade (exception
faite des lacs bien évidemment) sur la côte est de l'île. Déjà 4 heures qu'on est levé et il est à peine 9 heures du mat', on est loin de notre rythme JO de Pékin (pour tous ceux qui ont eu la
chance de suivre la natation en direct... remember) ! C'est donc une longue journée qui s'est offerte à nous : conduite sur la plage (avec enlisement et tête à queue), arrêts baignades, foot,
freesbee, rivière enchantée (petit cours d'eau où on se laisse « promener » par le courant, vraiment drôle mais pas assez rapide;)), tout y passera avant une deuxième nuit camping sur
la plage.
Dimanche matin, 3ème et dernier jour (déjà!) sur Fraser Island. Réveil forcé pour cause d'invasion de taons (vous savez, les grosses mouches qui piquent, là) dans les tentes. Le dernier ferry
quittera l'île à 16h, ce qui nous laisse quand même de longues heures devant nous pour profiter un maximum de cet endroit magique et suivre les derniers conseils de notre programme. La journée
commence par un footing sur la plage (top 1 des spots footing à ce jour). Ensuite, elle sera consacrée à la découverte de l'intérieur de l'île ce qui donnera lieu à des passages 4X4 incroyabes.
Inexplicablement, nous finirons par ramener le 4X4 (et nous mêmes) en parfait état jusqu'au ferry, puis à l'agence Aussie Trax.
Trois jours inoubliables donc, l'enchainement Withsundays-Fraser Island, tel une roulette-passement de jambe de Zizou en quart de finale de la coupe du monde 2006 contre le Brésil, est un grand
moment.
Le passage îles terminé, nous sommes prêts pour les festivités de la Gold Coast : direction Brisbane puis Surfers Paradise, où l'été s'annonce chaud sous les maillots...
Les titres auxquels vous avez échappés
2 roues motristou, 4 roues motrippant
Football Champagne Pool
Il ne faut pas paraFraser l'auteur (conseil pour lycéen en galère en cours de philo)
Indian Tonic Hill
Dingodwin Okpara
Pour moi ce sera un whitsunday fraser svp (double coup d'humour, pour ceux qui suivent)
Brendan Fraser, ou comment se faire injustement refuser un oscar triplement mérité pour ses performances dans La Momie, La Momie 2, et La Momie 3 (Le Retour du Roi Scorpion). Un scandale.
* Flagpole Sitta par Harvey Danger, chanson culte de par chez nous : http://www.suchablog.com/index.php?2007/05/21/2388-delire-sur-flagpole-sitta-de-harvey-danger
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