Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 10:20

Nous voilà donc sur la route de Brisbane, capitale du Queensland. D'après le Lonely et surtout d'après Edu notre ethnologue en chef, il faut absolument s'arrêter au Zoo de Steve Irwin : l'Australia Zoo.

Petit rappel pour les incultes, Steve n'est autre que le plus célèbre chasseur de crocos d'Australie (il a capturé son 1er croco à l'âge de 7 ans, pas humour). Connu pour ses émissions animalières, il est mort tragiquement l'an dernier, piqué par une raie (« il a fait bip bip, on a fait meuh... »). Bref, le fameux Steve a ouvert un super zoo avec tout ce qui se fait de mieux en terme d'animaux : éléphants, tigres, dragon de komodo, crocos et surtout notre préféré, l'échidné!!!


Au début de la journée, on assiste à un spectacle avec des animaux semi-domestiqués. Lorsque les animateurs du show demandent des volontaires pour que des oiseaux viennent se poser sur leurs bras, Edu n'écoute que son courage, se propose (à grand renforts des fameux cris US dont il a le secret), et se fait sélectionner. Manque de chatte, mais délicieuse surprise pour les copaings, c'est une énorme supercherie et Edu s'humilie devant une foule hilare! Il faut quand même qu'on vous décrive un peu la scène, des humiliations comme ça n'arrivent pas tous les jours. Les volontaires (Edu et 3 autres bonnes poires donc) devaient se tenir debouts les bras écartés en croix (pour faire office de perchoir) et imiter très bruyamment le cri de l'oiseau, ce qui devait, en théorie, diriger directement ces charmants animaux volants sur eux... Faut vraiment qu'on trouve le moyen de vous transmettre la vidéo qui devrait très rapidement entrer au panthéon de Youtube (de notre côté on ne s'en lassera probablement jamais)! Davantage énervé de ne pas avoir pu servir de perchoir à de superbes zoziaux, que vexé, Ed a néanmoins, en plus d'une célébrité en devenir, gagné un superbe mini-poster-photo de la femme de Steve Irwinn nourrissant un croco pour sa prestation tonitruante. Jackpot!


2ème moment magique de la journée d'Edu : en ouvrant la pochette de son appareil photo pour prendre en photo un casoar, notre normand (momentanément atteint de la maladie de la maladresse de Nico) fait tomber sa batterie dans la cage de « l'oiseau » le plus dangereux au monde. On est obligé de faire appel au personnel du zoo pour la récupérer à l'aide d'une pince géante avant, heureusement, que le casoar ne la prenne pour nourriture. Belle callanche...


C'est sous des trombes d'eau (ça arrive parfois... rarement mais quand ça tombe ça rigole pas) que l'on reprend la route pour Brisbane. La pluie nous calme un peu et on décide de forcer Nico à regarder Star Wars. Et ouais car à 26 ans, Nico présentait la particularité de n'avoir toujours pas vu ce film... lacune réparée, donc.


Le lendemain on visite la ville, ou, comme on dit ici, on part en repérage pour trouver les endroits où sortir le soir. On portera notre choix sur une boite élue meilleure boite d'Australie lors des 4 dernières années. Verdict : on a connu bien mieux... Parce que là, faut vraiment aimer la musique « boum boum boum boum» (i want you in my room -again-), et payer ses cocktails une fortune.


Comme le temps passe vite, on décide de reprendre rapidement notre descente vers Sydney en direction de la prochaine étape : Surfer's Paradise.


Station balnéaire dotée d'une immense plage bordée par des gros buildings, ce n'est sûrement pas la plus belle ville d'Australie mais c'est le temple de la fête. Et en terme de fête, les australiens sont solides!

A la base, on avait prévu d'y passer seulement quelques jours avant d'aller à Byron Bay. Mais les prévisions en Australie, c'est comme Météo France, faut pas s'y fier... En effet, alors qu'on se baladait trankilou dans la ville, enfin dans le Mall (=shopping center), notre semaine a basculé lorsqu'on rencontra le meilleur vendeur du pays : une véritable leçon de marketing (et pourtant Edu s'y connait)! Donc un mec, derrière son comptoir, nous accoste pour nous vendre un « Club Crawl », sorte de marathon des bars de Surfer's. Tous les soirs, le groupe (composé à 95% de schoolies) enchaîne 5 bars, avec entrée gratuite et un verre offert dans chaque bar. Et comme on lui est sympathique, il décide de nous faire une petite promotion sur toute la semaine (enfin c'est le prix normal et il nous a juste sorti les basiques de ses cours de vente, classique). Seul problème, le rendez-vous est à 17H tous les jours... Du coup, notre séjour se transforme en une semaine de fêtes aux horaires australiens, entrecoupées de longues après-midi plage. De plus, on trouve une technique imparable pour avoir 3 verres au lieu d'un dans chaque club : on se met dans le début de la queue de chaque bar et à peine entré on ressort en prenant soin d'effacer notre tampon du bar pour pouvoir récupérer un autre verre gratuit, il suffit ensuite de répéter la manœuvre en pensant à changer de videur à chaque fois. Bref, on reste français et on rentabilise notre investissement...


Seul bémol de notre séjour à Surfer's, Alain Bernard (sosie foireux qui nous a bien fait marrer au début) reconverti en videur du « Bedroom » décide que la carte d'identité de Charles est fausse puisqu'il ne fait pas 25 ans. Du coup, à chaque fois qu'on va dans ce bar, Charles se retrouve refoulé à l'entrée, et ceci généralement en compagnie du pauvre copain qui a essayé de raisonner Alain Bernard et qui se retrouve associé à la « tentative de fraude » de Charles... Tout çà alors que les schoolies de 18 ans (et moins) entrent eux sans problèmes... la honte...


Autre point à souligner : Surfer's est bien le paradis des surfers. La plage, même si ce n'est pas la plus belle d'Australie, est énorme. Et contrairement aux plages du nord de la côte, on peut s'y baigner! En effet, point de méduses mortelles ici. Enfin!!!

Les vagues font ici de beaux rouleaux dans lesquels nous pouvons nous initier au « body surf » qui consiste à prendre, ou essayer de prendre, les plus grosses vagues, puis se laisser « glisser » sur le ventre. Sensations sympas lorsqu'on réussit à bien prendre la vague.

Nico en a d'ailleurs profité pour se payer sa première leçon de surf et il a vraiment bien apprécié. 2 heures de cours pour maîtriser les bases puis une heure de location, seul. Malgré la difficulté, il n'a pas baissé les bras et espère s'y remettre rapidement. Matt, qui l'a déjà fait lors de son premier séjour en Australie, passe son tour. Tandis que Charles et Ed, barbouillés par leur soirée de la veille, remettent leur première leçon à plus tard. Affaire à suivre mais y a intérêt à ce que les 3 autres champions suivent le pas!

 


Après cette (rude) semaine d'immersion dans la folie festive australienne, il est temps de reprendre le fil de notre programme et de mettre le cap sur Byron Bay!


Les titres auxquels vous avez échappé

Australia Zoolander

Libon Brisbanania

alain-bernard-is-a-jerk.com (enfin son sosie)

Surfer's Parad-eyes of the tiger

Par Charles, Ed, Nic & Matt - Publié dans : Road Trip
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